En 2025, 583 600 Français ont embarqué pour une croisière, suffisamment pour réintégrer le top 10 mondial des marchés selon la CLIA. Et la tendance ne faiblit pas : à l’échelle planétaire, le secteur a dépassé les 37,2 millions de passagers, soit une progression de 7,5 % en un an. Autant dire que le voyage en mer n’a plus rien d’une niche.
Un croisiériste français qui monte en gamme
Ce qui change en 2026, c’est autant le profil du voyageur que la façon dont il réserve. Le prix moyen par jour est passé de 84 à 115 euros, pendant que la durée moyenne des séjours raccourcissait de 13,9 à 11,1 jours. Le format 6-8 jours reste le plus choisi (43 % des demandes), mais le segment premium, à partir de 1 500 € par personne, représente désormais 13 % des demandes. Moins de temps en mer, mais mieux vécu.
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Les destinations de croisières bougent aussi. La Méditerranée demeure la référence, mais les demandes pour l’Alaska ont bondi de 275 % en 2025, celles pour les fjords norvégiens ont plus que doublé. L’Antarctique, encore confidentiel, a vu sa fréquentation quadrupler. Ces itinéraires d’expédition restent onéreux (5 820 € par personne en moyenne pour l’Antarctique), mais ils traduisent un appétit croissant pour des voyages vécus intensément plutôt que survolés.
Deux marchés coexistent, de l’expédition au fluvial
Le secteur se structure autour de logiques très différentes. D’un côté, les grands paquebots capables d’accueillir plusieurs milliers de passagers maintiennent une offre accessible. De l’autre, les « small ships », navires de moins de 300 passagers, gagnent du terrain avec des escales dans des ports inaccessibles aux géants et un rythme plus souple. Le fluvial, lui, monte sérieusement en gamme en 2026 : suites avec balcon, gastronomie locavore, excursions culturelles immersives. La croisière fluviale ne ressemble plus du tout à ce qu’elle était il y a dix ans.
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Les profils de voyageurs suivent cette diversification : les couples restent majoritaires (40 % des demandes), devant les familles avec enfants (34 %), mais le voyageur solo progresse vite et représente désormais près d’un demandeur sur dix.
Ce que ces chiffres dessinent au fond, c’est une croisière qui s’est transformée : plus courte, plus ciblée, plus exigeante sur l’expérience à terre. Le choix de la bonne formule, et de la bonne agence, est devenu aussi important que celui de la destination elle-même.

