On ne s’élance pas sur un GR sur un coup de tête, et c’est tant mieux. Choisir le bon sentier, c’est éviter bien des désillusions, et surtout prendre le temps d’apprivoiser la randonnée à son propre rythme. Ici, pas de slogans creux : il s’agit de bien cerner ce qui vous attend, et de miser sur la préparation pour savourer chaque kilomètre.
Prendre en compte la distance
La longueur du parcours s’impose comme un premier critère, impossible à ignorer. Si courir un marathon sans entraînement vous semble irréaliste, attaquer un long GR sans préparation l’est tout autant. Adapter le choix du sentier à ses capacités réelles, c’est se donner la chance d’apprécier la marche au lieu de la subir. Certains itinéraires sont adaptés aux personnes à mobilité réduite, notamment pour les fauteuils roulants, tandis que d’autres s’étirent sur des distances qui mettent l’endurance à l’épreuve.
Avant de se lancer, consulter des ressources fiables qui détaillent la longueur en kilomètres du parcours permet de mieux se projeter. Sur terrain accidenté, la distance affiche parfois ses limites : dans des régions de montagne, le chiffre brut ne dit pas tout. Mieux vaut alors comparer le temps de marche estimé à votre propre rythme habituel. Si le calcul vous échappe, s’entourer d’un ami ayant l’habitude peut grandement faciliter la décision. Les échanges et l’expérience partagée sont souvent plus parlants que n’importe quelle fiche technique.
Considérer l’altitude maximum et la difficulté du sentier
Prendre la mesure de l’altitude maximale du parcours, c’est déjà anticiper l’effort à fournir. Cette donnée renseigne sur la montée la plus haute à franchir, mais aussi sur la somme totale de dénivelé à gravir. Si la pente s’élève brutalement sur une courte distance, attendez-vous à un passage raide. À l’inverse, une progression douce sur plusieurs kilomètres annonce un profil plus accessible. Les randonneurs novices préfèrent souvent ces sentiers au relief modéré.
Quant au niveau de difficulté, il se construit sur trois piliers : effort physique, technicité du terrain et exposition aux risques. Les guides spécialisés et les plateformes dédiées proposent généralement un classement allant de facile à difficile, en passant par des variantes intermédiaires. Ce système d’évaluation reste variable selon la région ou le gestionnaire du sentier : un « modéré » dans les Alpes ne correspond pas forcément à un « modéré » en plaine. Prendre le temps de consulter ces sources permet d’éviter les mauvaises surprises et de choisir un itinéraire adapté à ses envies du moment.
Connaître la dénivelée et le tracé de l’itinéraire
La dénivelée totale, exprimée en mètres, reflète le cumul des montées et descentes à parcourir. Sur certains itinéraires, le nombre de mètres gravis dans la journée peut s’avérer plus déterminant que la distance réelle. Un parcours qui multiplie les bosses use plus vite les jambes qu’un simple aller-retour plat, même si la longueur paraît similaire.
Le tracé de l’itinéraire joue lui aussi un rôle majeur. Visualiser le parcours sur une carte ou un croquis, même sommaire, permet d’anticiper les portions les plus exigeantes, les points de vue à ne pas manquer, ou les éventuelles échappatoires en cas de coup de mou. Pour réunir toutes ces informations, plusieurs options existent :
- Feuilleter les guides locaux ou les collections dédiées à la randonnée pédestre ;
- Explorer les cartes en ligne, les forums spécialisés ou les sites de passionnés ;
- Se renseigner auprès des offices de tourisme ou des associations de randonneurs sur le terrain.
L’ensemble de ces critères forme la colonne vertébrale de votre préparation et, surtout, assure une sécurité maximale. Prendre le temps de bien choisir son GR, c’est ouvrir la porte à une aventure maîtrisée, dans laquelle chaque pas devient une découverte et non une contrainte. Au bout du sentier, il ne reste plus qu’à savourer l’instant, porté par le plaisir d’avoir fait les bons choix avant de partir.


